Il faut bien être conscient que
libre ne veut pas forcément dire gratuit
: il est tout a fait permis de facturer une valeur ajoutée telle que de
la formation, de l’installation, de la configuration, voire même le
prix du support physique (CD-ROM par exemple).
Un
logiciel libre n’est donc pas forcément gratuit. L’ambiguïté provient
de l’expression d’origine, ’free software’, puisqu’en anglais free
signifie aussi bien libre que gratuit. Pour rappel, selon la définition
de la Free Software Foundation (
http://www.fsf.org), un logiciel libre répond à trois critères :
- tout d’abord, la liberté pour chacun d’étudier comment le programme fonctionne, et de l’adapter à ses propres besoins,
- ensuite,
la liberté de le copier et de le diffuser auprès d’amis ou de
collègues, ce qui est strictement interdit avec des logiciels
classiques du commerce
- et enfin, la liberté d’améliorer soi-même le logiciel pour en faire profiter la communauté.
Dans la pratique, nombre de logiciels libres se trouvent gratuitement
sur certains sites web. Des versions payantes, mais souvent très bon
marché, sont commercialisées par des entreprises sous forme de CD-ROM,
avec notice complète, et contrat d’assistance à l’installation ou de
maintenance. Les sociétés telles que MandrakeSoft (France) ou
RedHat (USA) distribuent ainsi différentes versions de Linux.