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Voici quelques éléments de réponse simples et précis pour vous faire une idée sur ce que sont et ce que représentent GNU/Linux, les logiciels libres et la communauté opensource en général.

Si vous avez des questions, ou si vous souhaitez plus de précisions, n'hésitez pas à nous contacter.

Bonne lecture...


Note : La majorité des textes présentés dans cette rubrique sont issus des sites donnés dans la section liens utiles.

 Linux, logiciels libres & opensource : quelques explications...

Section 1 : Qu'est ce qu'un logiciel libre ou opensource ?
Un logiciel est dit "libre" s’il respecte les trois principes suivants

  1- Tout un chacun peut disposer facilement du code source,
  2- Tout un chacun est libre de redistribuer le logiciel,
  3- Tout un chacun est libre de modifier le logiciel, mais est alors obligé de publier ces modifications.

Ces trois principes permettent la diffusion au plus grand nombre, sans possibilité d’appropriation. De plus, les principes 1 et 3 impliquent le libre accès au code source du logiciel.

Du point de vue terminologie, un logiciel libre est souvent appelé "Opensource" ; et ce, bien qu’il existe une différence plus philosophique que technique entre le courant ’logiciels libre’ (http://www.fsf.org) et le courant ’opensource’ (http://www.opensource.org).

L’immense majorité des logiciels vendus dans le commerce par les éditeurs de logiciels, comme la société Microsoft, sont distribués en version « exécutable », alors que les logiciels libres sont fournis avec leur « code source ».

Source, exécutable? Un petit détour par une analogie musicale permet d’éclairer ces termes. On peut considérer le code source d’un logiciel comme la partition de celui-ci, et le code exécutable comme sa version enregistrée. Une partition peut être jouée sur un piano, une flûte ou par l’orchestre philharmonique de Berlin. Mais si la même partition est pressée sur un disque après un concert de harpe, l’acheteur ne peut plus rien modifier.

Le passage de l’une à l’autre version s’opère grâce à une « compilation », qui traduit le code source (des lignes écrites en usant de langages de programmation maîtrisés par les informaticiens) en code exécutable (uniquement compréhensible par l’ordinateur). Avant d’être vendue dans le commerce, une version d’un logiciel en code source est construite patiemment par les programmeurs d’une entreprise. Les logiciels libres sont livrés sous cette forme, tandis que les éditeurs de logiciels vendent le seul code « exécutable », le reste étant considéré comme secret industriel et cuisine interne.

Quelle est la différence entre Logiciel Libre, freeware, shareware, charityware, logiciel domaine public, ... ?

Un logiciel libre protège la liberté des utilisateurs. A l’opposé, toutes les autres formes de distribution posent des problèmes en matière de liberté et de sécurité pour les utilisateurs :

- Le freeware (logiciel gratuit), contrairement au "free software", indique simplement que le logiciel fourni est gratuit, indépendamment de sa licence. Dans beaucoup de cas, ce sont des logiciels du domaine public. Souvent, le source du programme n’est pas disponible, ce qui interdit, par exemple de corriger des bugs ou d’effectuer des améliorations

- Un shareware (partagiciel) est la propriété de son auteur. Celui-ci demande aux utilisateurs réguliers de son programme une rétribution volontaire et ne permet pas la modification de celui-ci.

- Un charityware impose de payer une contrepartie financière reversée à une ou plusieurs oeuvres de charité, il ne permet pas la modification du source du programme et impose des conditions sur la duplication.

- Le logiciel du domaine public est gratuit et il n’appartient à personne et n’est pas protégé par une quelconque licence. Ainsi, une entreprise peut par exemple, s’approprier le source du logiciel et le placer sous une licence propriétaire.


Section 1.1 : Des logiciels libres mais pas forcément gratuits
Il faut bien être conscient que libre ne veut pas forcément dire gratuit : il est tout a fait permis de facturer une valeur ajoutée telle que de la formation, de l’installation, de la configuration, voire même le prix du support physique (CD-ROM par exemple).

Un logiciel libre n’est donc pas forcément gratuit. L’ambiguïté provient de l’expression d’origine, ’free software’, puisqu’en anglais free signifie aussi bien libre que gratuit. Pour rappel, selon la définition de la Free Software Foundation (http://www.fsf.org), un logiciel libre répond à trois critères :
  • tout d’abord, la liberté pour chacun d’étudier comment le programme fonctionne, et de l’adapter à ses propres besoins,
  • ensuite, la liberté de le copier et de le diffuser auprès d’amis ou de collègues, ce qui est strictement interdit avec des logiciels classiques du commerce
  • et enfin, la liberté d’améliorer soi-même le logiciel pour en faire profiter la communauté.
Dans la pratique, nombre de logiciels libres se trouvent gratuitement sur certains sites web. Des versions payantes, mais souvent très bon marché, sont commercialisées par des entreprises sous forme de CD-ROM, avec notice complète, et contrat d’assistance à l’installation ou de maintenance. Les sociétés telles que MandrakeSoft (France) ou  RedHat (USA) distribuent ainsi différentes versions de Linux.


Section 1.2 : Qu'en est-il de la qualité des logiciels libres ?
Il est bon de préciser qu’à ce niveau, nous sommes loin de la caricature qui veut qu’un logiciel libre soit le résultat de nombreuses expérimentations et bricolages de la part d’un programmeur débutant. La robustesse du code est au contraire extrême.

En effet, puisque chacun voit le code, il a la possibilité de refaire ou améliorer une partie douteuse en venant en aide à d’autres développeurs. Les nombreux testeurs interviennent en tout début du cycle de développement, ce qui fait que de nombreux bogues et problèmes sont identifiés très tôt.

De plus, chaque ajout de fonctionnalité est longuement discuté, et certaines décisions sont soumises à un vote public, en toute transparence. De même, tout logiciel qui ne satisfait pas aux critères de qualité reste estampillé "instable". On donc peut dire que la qualité des logiciels libre est nivelée par le haut !


Section 1.3 : Logiciels libres et sécurité
Comme nous l’avons déjà vu dans les sections précédentes, les logiciels libres ont l’avantage de proposer un code source totalement accessible. Du point de vue sécurité, c’est un gage important, car cette disponibilité augmente le nombre de personnes potentiellement capables de détecter des bogues ou des trous de sécurité, et ainsi de proposer rapidement des correctifs. De plus, comme on peut l’observer, ces logiciels sont perfectionnés en permanence par les communautés de développeurs et de testeurs.

Concernant la sécurité des applications, un autre point très important vient du fait que les logiciels libres échappent à la pression économique (date de sortie fixe, budget de développement et temps limités, etc.), telle qu’elle s’exerce sur des développements en milieu industriel. Les logiciels libres atteignent ainsi souvent un meilleur niveau de qualité, et peuvent profiter de plus longues périodes de test pour apporter une plus grande qualité.


Section 1.4 : La pérennité des logiciels libres
Le code source étant ouvert, et la notion de "disparition planifié" d’une version de logiciel (pour cause marketing) n’existant pas, la pérennité des logiciels libres et souvent sans commune mesure avec les versions propriétaires équivalentes.

Même si demain le responsable d’un projet décidait de prendre du recul, toute une communauté serait prête à prendre le relais en ayant à sa disposition - en plus des codes sources - l’ensemble des messages échangés par cette personne au sein des listes de diffusion publiques.

Le mode de développement communautaire de la plupart des logiciels libres (du moins ceux dont l’utilité est réelle en entreprise), garantit une pérennité au moins aussi grande que celle des applications propriétaires. Si un groupe de programmeurs décide subitement d’arrêter la maintenance d’un logiciel, il y a de grandes chances qu’un autre groupe de développement reprenne le flambeau et assure la maintenance. Par contre, si une entreprise fait faillite ou décide d’arrêter un logiciel propriétaire pas assez rentable, l’utilisateur est le plus souvent sans aucune possibilité de recours.

De plus, quelle société peut aujourd’hui dire qu’elle a la possibilité de faire évoluer un logiciel en fonction de ses besoins ?